Les technologies vertes, un secteur qui monte

Les technologies vertes pourraient devenir le troisième secteur industriel d’ici 2020 derrière l’automobile et l’électronique avec un marché mondial de 1 600 milliards de dollars, selon une étude du WWF publiée en décembre 2009.

Panneaux photovoltaïques sur un parking d'hypermarché en France

Panneaux photovoltaïques sur un parking d'hypermarché en France

À l’heure actuelle, le marché des technologies non polluantes atteint 630 milliards de dollars soit autant que l’industrie pharmaceutique. Mais ce marché est en pleine expansion : ”entre 2000 et 2008 le marché mondial de l’éolien a augmenté de 24% par an et celui du solaire de 53% par an”, peut-on lire dans l’étude. Intitulé ”Clean Economy, Living Planet – Building Strong Clean Energy Technology Industries”, le rapport prévoit également que malgré la crise, la croissance se maintiendra à 5% par an pour le secteur de l’efficacité énergétique et 15% par an pour les énergies renouvelables. Kim Carstensen, responsable du climat au WWF rappelle que cette croissance est due à ”l’application partielle du protocole de Kyoto, à un soutien inégal aux énergies vertes et à des subventions énormes aux énergies fossiles. Imaginez ce qui sera possible avec un accord sur le climat à Copenhague et des mécanismes nationaux pour le mettre en place”, a-t-elle ajouté.

L’étude analyse également en détail les marchés en classant les pays par vente de technologies vertes. Ainsi le Danemark, le Brésil et l’Allemagne sont le trio de tête de ce classement. Les Danois sont les leaders du marché de l’éolien et de l’isolation, le Brésil est remarqué par sa production à grande échelle de bioéthanol tandis que l’Allemagne a une longue expérience pour l’équipement des bâtiments en technologies propres.

Article de Florence Roussel publié sur http://www.actu-environnement.com/

Rapport Greenpeace : Apple en hausse, Nintendo bon dernier

Le 8 janvier, Greenpeace a publié la 13e édition de son classement de fabricants d’appareils électroniques et informatiques

Il y a quelques années, Apple avait été sévèrement critiquée pour sa gestion écologique de ses produits. Les matériaux utilisés, le manque de transparence et la non-publication de certaines informations avaient été pointés du doigt par Greenpeace. Mais la situation a évolué très favorablement pour la firme de Cupertino.

L’association tient chaque année un palmarès des sociétés reliées au monde de l’électronique, et de nombreux constructeurs d’ordinateurs et de téléphones y figurent. En 2006, Apple n’avait obtenu qu’un score très faible de 2,7. Le nouveau classement de Greenpeace montre que la société a réalisé d’importants progrès au point de figurer en tête du classement des fabricants d’ordinateurs, avec quelques autres entreprises telles que Sony.

En moins de quatre ans, Apple est passé de 2,7 à 5,1 et Greenpeace salue d’ailleurs la progression, tout en pointant les domaines qui restent encore à améliorer. Ce qui pouvait être perçu comme un poids supplémentaire dans la production est désormais un argument de vente, la firme mettant clairement en avant l’aspect écologique de plusieurs de ses machines, en particulier les portables.

À noter que sur l’ensemble des sociétés figurant dans le classement, les deux sociétés les plus vertes sont :

  • Sony Ericcson, avec un score de 6,9
  • Nokia, avec un score de 7,3

Au contraire, trois sociétés sont particulièrement dans la zone rouge :

  • Lenovo, avec un score de 3,5 (même score de 2,5 avec un point de pénalité pour ne pas avoir tenu ses promesses de ne plus utiliser certains matériaux, dont les PVC notamment)
  • Microsoft, avec un score de 2,4 (2,7 l’année dernière)
  • Nintendo, avec un score de 1,4 (aucun changement)

Publié par Vincent Hermann sur http://www.pcinpact.com/actu/news/54869-rapport-greenpeace-apple-progression-classement.htm
Source de l’Information :
Greenpeace

Ruée sur le lithium bolivien

Lac Uyuni Bolivie

Le Salar d'Uyuni (Bolivie), la plus grosse réserve de lithium au monde

La Bolivie possède un trésor : un désert de sel, le Salar d’Uyuni. Sous sa gigantesque croûte blanche se cache le lithium, composant indispensable à la fabrication des batteries, dont la Bolivie pourrait devenir le premier fournisseur mondial. L’Etat et des firmes internationales se livrent donc à une ruée, discrète mais puissante, vers ce nouvel or blanc.

Voir un extrait  l’émission du 18 décembre 2009 sur ARTE dans Global Mag (Production CAPA/ARTE 2009) : http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/GLOBALmag—Tous-les-vendredis-a-19h00-/Cette-semaine/Emission-du-23-avril-2009/2991604.html


Il n’y a pas d’âge pour se mettre au solaire

Jeu de construction solaire

Un jeu de construction pour s’initier à l’énergie solaire  en construisant six modèles de véhicules. Ils fonctionneront avec un moteur électrique alimenté par un panneau solaire (inclus) ou grâce à une pile rechargée par photo-voltaïsation. Le coffret comprend 150 pièces plastiques et est livré avec un manuel précis.

Marque : Buki. Prix conseillé : 30,19 €. Référence : http://www.perenoel.com/jouets/P1444539-coffret-energie-solaire.phtml


Bouygues, lauréat du numérique vert

Qui eût cru qu’un jour, Bouygues, champion toutes catégories de l’immobilier bétonnant, du multimédia agressif et de l’audiovisuel publicitaire, remporterait le premier prix d’un concours vert ?

Le roi du BTP Bouygues Immobilier a remporté, le 4 décembre 2009, la palme du “Prix pour la croissance verte numérique”* pour son centre de données “écoresponsable”. La facture de l’hébergement du centre informatique sera corrélée au PUE (Power Usage Effectiveness) de l’installation, un PUE que Bouygues Immobilier espère améliorer de 30% dans les mois à venir.

Pour expliquer cette soudaine reconnaissance, replaçons les choses dans leur contexte : 1) la France étant très en retard dans le domaine du Green IT, la moindre initiative fait figure d’événement. Ici, c’est la démarche qui est une première en France : “Nous paierons ce service en fonction des kWh consommés”, explique Christian Grellier, DSIO de Bouygues Immobilier (à l’instar des géants du web Google et Microsoft). 2) Le concours a été créé en 2009 par des gens qui se connaissent bien : l’Etat  (ministère du Développement durable, secrétariat d’Etat à l’économie numérique), des agences publiques (Ademe, Oséo), le MEDEF et des entreprises (Alliance Tics, Fédération française des télécoms, Syntec Informatique)… 3) … et qui, surtout, connaissent bien le lauréat : Christian Grellier pilote le groupe de travail “datacenter” de la mission gouvernementale DETIC (Développement éco-responsable et TIC).

Concrètement, Bouygues Immobilier a installé son data center dans un container chez Prosodie qui réduit notamment les besoins en refroidissement. Bouygues administre ses serveurs et Prosodie s’occupe de l’infrastructure physique : alimentation, refroidissement, etc.

* Objectifs du Prix pour la croissance verte numérique : – Récompenser l’invention,  la création,  le développement de technologies numériques au service du développement durable ; – Diffuser les bonnes pratiques et les nouvelles technologies grâce à l’exemple ; – Faciliter le démarrage de nouveaux marchés dans les domaines «  TIC / DD ».

Sources :

http://www.prixdelacroissancevertenumerique.eu/

http://www.greenit.fr/article/acteurs/hebergeur/bouygues-immobilier-demenage-dans-un-container

Guide Greenpeace pour une high-tech responsable

toogezer

En janvier 2010 Greenpeace publie la 13e édition de son classement des fabricants d’appareils électroniques et informatiques basé sur les données publiées sur les sites des intéressés. Etat des lieux d’un secteur souvent considéré comme à la pointe des innovations technologiques mais pas toujours très respectueux de l’environnement.

Computer

Au départ basé uniquement sur des critères de toxicité – emploi de retardateurs de flamme bromés* notamment – et la gestion des déchets dangereux en général, le classement Greenpeace intègre dorénavant aussi les consommations d’énergie nécessaire à la production de nos joujoux high-tech. Une évolution qui suit celle des entreprises, de moins en moins nombreuses à utiliser des substances organo-chlorées, mais pas toujours prêtes à se mobiliser contre le réchauffement climatique et pour l’emploi de matériaux recyclés.

Comme le note, Martin Bésieux, de la campagne Toxiques de Greenpeace International, une grande majorité des entreprises notées s’améliore au fur et à mesure des versions du guide, lancé en 2006. Un signe encourageant pour l’action de lobbying menée par l’association. Les plus performants comme Nokia, Samsung et Sony Ericsson restent les mieux placés avec un haut niveau d’exigences, mais parallèlement des entreprises auparavant décriées comme Apple ou Sony s’engagent fortement pour réduire leurs gaz à effet de serre ou les toxiques employés. Une politique « développement durable » qui peut cependant parfois en rester à la simple communication. HP et LG ont ainsi promis d’éliminer les composés organos-chlorés de leurs produits pour 2009 sans que la déclaration soit suivie d’effets. Greenpeace les a donc tous les deux rétrogradés.

En fonction des bilans de cette enquête, Greenpeace vous propose de passer à côté des marques les plus mal notées et de leur écrire pour expliquer votre choix. A méditer en cette période de fièvre acheteuse…

Les critères et les bilans détaillés (en anglais) :http://www.greenpeace.org/international/campaigns/toxics/electronics

* Les retardateurs de flamme bromés (RFB) forment un groupe varié de composés organiques bromés utilisés pour prévenir la combustion et/ou retarder la propagation du feu dans divers plastiques, textiles ou autres matériaux.

Source : http://www.toogezer.com/2009/12/16/guide-greenpeace-pour-une-high-tech-responsable/

Experts meeting on mobile media and development at UNESCO

17 and 18 December 2009. A group of 20 global experts consisting of representatives from mobile phone service providers, practitioners of mobile media in development, and broadcasters from developing and developed countries will participate in the Experts Consultative meeting on Mobile Media and Development to be held at UNESCO Headquarters in Paris, France.

Organized under the theme “Harnessing the Power of Mobile Media: Outlining a UNESCO Strategy for Education, News Media and Citizens Participation in Development”, the meeting will focus on identifying good and innovative applications concerning mobile phones throughout the world. The range of topics will cover innovative use of mobile phone applications in education, news media, good governance, climate change and disaster risk management.

The meeting will start with an overview of trends of mobile phones for development highlighting the fields of education, media, good governance and regulatory challenges.

Then the thematic sessions will unfold as follows:

  • Mobile phones contributing to universal access to information (local and diversified content, local languages, access to digital libraries for marginalized groups, open source solution for accessibility issues);
  • Mobile phones as news media (editorial lines, strategies for media outlets, community media, participation of civil society, new narratives: impact on journalism);
  • Mobile phones for democracy, good governance and its regulatory challenges (potential of mobile phones to strengthen democracy, implications of legal framework for freedom of expression);
  • Mobile phones in education (contribution to formal and non-formal education, support to people with special needs, mobile phone as a research tool in education, new trends in mobile date collection and monitoring systems in governance of education);
  • Use of mobile media in natural disaster risk management and climate change.

The experts are expected to recommend possible mobile-phone-based solutions.

Source : http://fr.mg40.mail.yahoo.com/dc/launch?.rand=7enl869itfqou
Published by UNESCO, December 15, 2009. http://www.unesco.org